'89

Pour avoir élevé seule trios turbulents gamins, ma Maman, c’est sûr, elle mérite toutes les récompenses du monde … toutes, sauf une : le cordon bleu de la meilleure cuisinière ! Parce que quand tu quittes le boulot à pas d’heure, et que tu dois encore penser des plaies, ranger le boxon, vérifier des devoirs et faire prendre des bains, tu penses pas forcément à faire une mousseline de saumon au coulis de truffes avec son gratin de courgettes au cumin pour nourrir la marmaille …

Bref, je le dis sans détours, j’ai été élevé à la ‘Junk food’, la malbouffe était ma religion et le rayon surgelés mon église ! Mes copains étaient d’ailleurs ravis de venir à la maison faire des hamburger-partys, s’enfiler pâtes et pizzas à gogo, tester avec plein de frites les 18 pots de sauces Devos-Lemmens qu’on cultivait dans le frigo, et se faire une bonne Dame Blanche pour faire glisser le tout ! Bref, ils adoraient consommer toutes ces crasses qui étaient interdites dans leur maison normale (à cette époque « normal » signifiait « le contraire de divorcé »).

Parmi toutes les souvenirs gastronomiques de mon enfance, il y en a un qui dépasse tous les autres : les Loumpias (ou, dans la si belle langue de Vondel, les Loempias) ! Certains prétendent que les Loumpias viennent d’Asie mais c’est pas vrai : ils viennent de l’Aldi, juste en face de l’hôpital Reine Fabiola. Tu les trouves dans un grand frigo tout fumant, entre les épinards (je sais pas trop ce que c’est, jamais essayé) et les grosses pizzas à la saucisse (ça, oui, je connais). Ils sont par paquets de deux, et ça c’est dommage, parce que la dose idéale pour éviter à la fois les fringales et les ballonnements c’est 1 et ½. Il te faut donc toujours un bon copain pour faire une bonne Loumpia-party. Tu peux les cuire au four ou à la friteuse, mais bien sûr tu choisis la friteuse. Il faut pas trop chauffer la graisse, sinon c’est raté : l’extérieur est dur et cassant comme un pain au chocolat pourri, et dedans tu trouves des petites branches de soja toutes gelées et croquantes. Combien de fois ça m’est pas arrivé, parce que je voulais avoir fini de grailler avant la fin des pubs ! Ensuite, tu dispose le Loumpia dans une assiette plate (éviter les petites assiettes, car une fois éventré le Loumpia déborde !), et tu pratique une looooongue incision longitudinale sur toute la longueur. Pour quoi faire ?? Béééé pour verser la Suzi Wan, malin ! Ah, oui, j’ai oublié d’en parler de cette sauce, tiens. On l’appelle « aigre-douce » mais en fait, elle est surtout douce, genre sucette fondue dans un peu de coca. Il y a des petits morceaux, que les optimistes appellent légumes, et qui se glissent à merveille entre les gros morceaux du Loumpia (faits soi-disant de « poulet », « carotte », « soja », etc., je me marre!). Mais surtout, elle a une belle couleur rouge, cette sauce et c’est pour ça qu’on l’aime. Alors voilà, ton Loumpia est prêt, tu peux le déguster, mais n’oublie pas de surveiller la cuisson du deuxième … Et puis grouille toi, les pubs sont finies et il y’a Rambo II qui recommence sur RTL !

Souvenir du 1989-10-18, écrit par bertdelongue  |  tags: , ,

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (1 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...

'87

Le clash se pronoca en 5ème année primaire. Assis sur mon banc, je ne distinguais plus les écritures du professeur au tableau. (je ne comprends toujours pas comment cela est arrivé, est ce du jour au lendemain que mes yeux se sont éteints ou faut il un certain laps de temps pour qu’on s’en rende enfin compte que nous ne voyons plus rien). Je rentre chez mes parents leur annonçant la terrible nouvelle.

Mon père, psychologue déclaré, me traite d’handicapé parce que je ne vois rien. Direction l’ophtalmo et le marchand de berrique. Mes premières d’entre elles furent assez classique, souvenez vous des lunettes en fer super fine mais qui prenait toute votre tête (tu les remets maintenant on te traite de psychopate)

 

Ensuite, en grandissant la mode nous envahit, quelle époque les “benetton” et les “laffont” faisaient un carton, on ressemblait tous à génial Olivier et on cassait souvent les branches qui coûtaient 500 francs on se faisait engueulé comme des malades, mais c’était pour nous la classe

 

 La mode revient de nouveau à la paire en fer, mais plus fine et discrète parfais même il n’y a pas de tour en fer, la lunette semi-transparente, il faut qu’on voit que tu en portes mais en même temps on doit pas le voir. sacré dilemne.

 Et aujourd’hui on a ressorti l’artillerie lourde, on doit absolument voir tes Berrique qui était avant réservée à une catégorie qui hantait nos nuits, un groupe de la quarantaine qui nous faisait bavé rien qu’en y pensant quelques instants que j’ai nommé les secrétaires.

Quoi qu’il arrive une fois que tu as du en porter tu ne peux plus t’en passer, pourtant on te dit à chaque fois que ta vue va s’améliorer. Mon oeil ouais!!!!!!!!!!! Tu rales chaque fois que tu dois les retirer pour faire du sport, pour t’endormir, pour nager,…

Reste plus qu’à se faire opérer ou à rester avec mon roue de vélo sur le pif, parce que tout compte fait je les adore mes berriques et sans elle je ne suis plus le même.

Souvenir du 1987-09-01, écrit par yaya  |  tags:

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (pas encore de votes)
Loading ... Loading ...

'83

Fana de toutes ces technologies qui rendent nos vies plus simples et agréables je ne pouvais passer sous silence ce qui à été, dans ce domaine, le plus grand évènement de mon enfance. J’avoue avoir pendant longtemps fait le désespoir de mes parents en m’obstinant à être incapable de faire 2 choses. Choses qu’ils s’obstinaient pourtant à m’enseigner avec une patience digne d’éloges : Siffler ( ça, mon dieu, j’ai découvert que crier avait le même impact donc j’ai d’un commun accord avec moi-même arreté l’aprentissage ) et nouer les lacets de chaussures.

Mais vous vous rendez compte de ce que c’est que d’être un petit garçon et de devoir en pleine récréation demander à Sylvie, le monstre de la classe, de vous refaire votre lacet. Avoir des troubles dans l’aprentissage du noeud de lacet ok, mais faire copain copain avec Moby Dick la sanguinaire pour ne pas tomber en jouant au foot et bien NON. J’en étais là, un peu coincé, isolé dans le groupe de ceux qui sont copains avec Sylvie (composé de Sylvie et moi) quand un jour ma maman m’à présenté un objet qui allait d’un coup me rendre mon autonomie (ciao Sylvie) et me faire grimper dans l’échelle sociale (j’ai créé un groupe très select pour ceux dont il ne fallaient pas refaire les lacets et qui ne s’appelaient pas Sylvie).

C’était une paire de baskets doté de trois très pratiques tranches de peau de hérisson sur le dessus et de 3 tranches de “tout doux” qui venait se coller dans le hérisson permetant ainsi à la chaussure de se maintenir. Ca à été un gros soulagement. Pour mon papa qui pouvait enfin passer moins de temps avec moi, pour ma maman qui ne devait plus aller trouver la maman de Sylvie après l’école pour lui demander si elle ne pouvait pas obliger sa fille à me rendre ma latte ou je ne sais quel bic Campus qu’elle m’aurait pris pour services rendus. Et puis surtout pour moi, qui reconnaissant du sacrifice de ces brave hérissons, goutais enfin à un niveau supérieur dans l’autonomie. Parlons un peu plus de cette fameuse peau de hérisson (j’ai appris par après que c’étais du synthétique pour ceux qui aiment les animaux). On l’appelle du Velcro. Et comme je l’ai déjà expliqué ce sont 2 parties qui collent ensemble mais qui quand on les séparent produisent ce qu’on nome un avantage collatéral. Ce bruit excellent et à nul autre pareil : skreutsch, scratch, screch et j’en passe.

Malheureusement, car il y à un malheureusement, le Velcro à une durée de vie limitée. Son utilisation provoque chez lui une mort lente (un peu comme celle de Sylvie mais là il s’agissait de ma mort à moi) et le rend de plus en plus silencieux. Mais bon vu que ça n’est pas vraiment du hérisson ca n’est pas grave. C’est juste l’occasion de racheter une nouvelle paire de chaussure.

Souvenir du 1983-02-02, écrit par benapoux  |  tags: ,

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (1 votes, moyenne: 4 sur 5)
Loading ... Loading ...

'85

Ceux qui me connaissent un peu savent que je ne ment pas en disant à quel point le cheveu est quelque chose d’important pour moi. Et là en parlant de cheveux 2 souvenirs m’envahissent. Le premier, la coupe au bol avec ligne au milieu. Attention pas la botte de foin du petit Bradford de “8 ça suffit” qui s’avère être une espèce d’animal mort (mais néanmoins très poilu) posé sur le crane mais plutôt ce bol discret avec les mèches, due à cette fameuse ligne du milieu, qui forment une espèce de coeur sur le front. Souvenez vous de Tom Cruise dans “La couleur de l’argent” ou dans “Cocktail” et de vous d’ailleurs. Vous tous, nous tous en fait qui avons vers nos 10, 12 ans pensé avoir frollé le sommet de la branchitude en arborant la coupe “scientologue de niveau 1″ du nain le plus endoctriné de sa génération.

Le 2ème, un de mes plus grands regrets, la “mini-vague”. Pour ceux qui seraient passé à côté de la mini-vague un bref résumé s’impose. La mini-vague consistait en une demi permanente disgracieuse que beaucoups ont porté sous l’influence de pop stars ringardes des années 80. Souvent d’ailleurs en niant l’évidence, du genre et je cite (je ne dirais pas qui) : “- Non non Ben t’es fou ou quoi mes cheveux bouclent toujours quand je viens de les laver”. Genre ça fais 10 ans qu’on se connais et donc je ne t’avais jamais vu avec les cheveux lavés durant tout cette période . Le point commun entre ces 2 coiffures étant (outre le fait que je les ai portée toutes les 2) est qu’elles s’inspirent toutes les deux de ce à quoi ressemble le cadavre de certains de nos amis les animaux. Le caniche à poil long pour la mini-vague et le bobtail pour le bol (surtout la version sans ligne façon bradford). Bien évidement au cours des années ces 2 monuments ont évolués. La mini vague ne se porte plus que sur quelques mèches “frontales” et le bol étant maintenant porté plus long (ca permet d’éviter l’effet “coeur”), …

Souvenir du 1985-05-02, écrit par benapoux  |  tags: , ,

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (1 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...

'85

Rappelons-nous que dans notre tendre jeunesse, la couette n’existait pas, nous dormions dans des draps et sous des couvertures… ça tenait mieux mais ça grattait ! ça évitait les difficiles séances d’enfilage de la housse de couette mais ça demandait d’être assidument refait tous les matins.

Mon grand frère fu le premier à en avoir une à la maison. Lors de l’achat de sa deuxième housse de couette, mes parents se sont extasié du fait qu’il y avait même des trous pour mettre les mains (comprendre les petits trous en haut qui permettent de tenir les bord de la couette proprement dite lors du délicat enfilage de la housse).

Je devais avoir 6 ans à l’époque (et sans doute quelques problèmes pour trouver une position adéquate pour dormir) et à l’évocation de ces trous je me suis imaginée qu’au milieu de la couette il y avait des espaces pour pouvoir faire passer ses bras au dessus de la couette tout en gardant le torse et le cou bien couvert (vous visualisez?)… on est plus de 20 ans plus tard et cette couette merveilleuse que j’avais imaginée, n’existe toujours pas, :-(.

Par contre, on invente de plus en plus de trucs pour aider les utilisateurs à s’implifier les délicats enfilages…

Souvenir du 1985-08-04, écrit par cess  |  tags: ,

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (2 votes, moyenne: 4 sur 5)
Loading ... Loading ...

'80

Le K Way c’est un peu comme les bottes Aigles pour moi. Des “pièces d’habillements” fabriquées pour être pratiques quand il pleut et donc quand il y à de la boue. Là tout de suite je dois l’écrire et tant pis si Bill K Way me tombe dessus, ça ne marche pas du tout. Tout d’abord si il ne pleut pas on se retrouve avec une espèce de queue de lapin toute rabougrie attachée à la ceinture (il faut d’ailleurs en profiter vu qu’une fois porté il faut être Bac+10 pour réussir à le replier dans son petit sac). Et alors si il pleut là c’est l’enfer. Le K Way ca à un double effet : à l’intérieur ça étuve un max et on sue comme une mamie suédoise qui fais son sauna et à l’extérieur ça forme une deuxième peau ultra collante et mouillée. J’oublie de dire que le K Way à aussi été pour moi la première expérience avec le fluo dans l’habillement et ça bien avant mon premier short Jeans + Cycliste jaune fluo période Agassi chevelu. Le K Way c’est fais passons aux bottes Aigles. Le premier truc c’est la couleur, un très beau kaki sensé j’imagine camouflé les mollets en cas d’attaques de sanglier (ben oui les mollets vu qu’au dessus on à un K Way tout fluo). Et là pouf, ça doit être une constante de l’époque, le fameux double effet : dedans on en peux plus tellement ça calcine mais malgré tout régulièrement de l’eau glacée ou de la boue viens se rappeler à nous. Je ne parlerais même pas de l’enfer vécu quand il s’agit de les mettre et du calvaire pour les enlever (impossible sans l’aide d’un quidam). Bon j’arrète là je vais recomencer à bosser mais je repost ce soir pour vous parler un peu de 2 coupes de cheveux assez mythique : La coupe au bol et surtout la mini-vague

Allez chuss

Ben

Souvenir du 1980-07-01, écrit par benapoux  |  tags: ,

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (2 votes, moyenne: 5 sur 5)
Loading ... Loading ...

'90

Qui ne se souvient pas du Pastador, cette délicieuse pâte à tartiner souvent imitée, mais jamais égalée?

En tous cas, beaucoup d’entre nous ont déploré son arrêt de production, il y en a même qui ont fait un site!
 

 

Souvenir du 1990-06-01, écrit par Dric  |  tags: , ,

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (3 votes, moyenne: 2 sur 5)
Loading ... Loading ...