Mars attaque (et frappe très fort) L’évolution de nos lunettes
'83

Fana de toutes ces technologies qui rendent nos vies plus simples et agréables je ne pouvais passer sous silence ce qui à été, dans ce domaine, le plus grand évènement de mon enfance. J’avoue avoir pendant longtemps fait le désespoir de mes parents en m’obstinant à être incapable de faire 2 choses. Choses qu’ils s’obstinaient pourtant à m’enseigner avec une patience digne d’éloges : Siffler ( ça, mon dieu, j’ai découvert que crier avait le même impact donc j’ai d’un commun accord avec moi-même arreté l’aprentissage ) et nouer les lacets de chaussures.

Mais vous vous rendez compte de ce que c’est que d’être un petit garçon et de devoir en pleine récréation demander à Sylvie, le monstre de la classe, de vous refaire votre lacet. Avoir des troubles dans l’aprentissage du noeud de lacet ok, mais faire copain copain avec Moby Dick la sanguinaire pour ne pas tomber en jouant au foot et bien NON. J’en étais là, un peu coincé, isolé dans le groupe de ceux qui sont copains avec Sylvie (composé de Sylvie et moi) quand un jour ma maman m’à présenté un objet qui allait d’un coup me rendre mon autonomie (ciao Sylvie) et me faire grimper dans l’échelle sociale (j’ai créé un groupe très select pour ceux dont il ne fallaient pas refaire les lacets et qui ne s’appelaient pas Sylvie).

C’était une paire de baskets doté de trois très pratiques tranches de peau de hérisson sur le dessus et de 3 tranches de “tout doux” qui venait se coller dans le hérisson permetant ainsi à la chaussure de se maintenir. Ca à été un gros soulagement. Pour mon papa qui pouvait enfin passer moins de temps avec moi, pour ma maman qui ne devait plus aller trouver la maman de Sylvie après l’école pour lui demander si elle ne pouvait pas obliger sa fille à me rendre ma latte ou je ne sais quel bic Campus qu’elle m’aurait pris pour services rendus. Et puis surtout pour moi, qui reconnaissant du sacrifice de ces brave hérissons, goutais enfin à un niveau supérieur dans l’autonomie. Parlons un peu plus de cette fameuse peau de hérisson (j’ai appris par après que c’étais du synthétique pour ceux qui aiment les animaux). On l’appelle du Velcro. Et comme je l’ai déjà expliqué ce sont 2 parties qui collent ensemble mais qui quand on les séparent produisent ce qu’on nome un avantage collatéral. Ce bruit excellent et à nul autre pareil : skreutsch, scratch, screch et j’en passe.

Malheureusement, car il y à un malheureusement, le Velcro à une durée de vie limitée. Son utilisation provoque chez lui une mort lente (un peu comme celle de Sylvie mais là il s’agissait de ma mort à moi) et le rend de plus en plus silencieux. Mais bon vu que ça n’est pas vraiment du hérisson ca n’est pas grave. C’est juste l’occasion de racheter une nouvelle paire de chaussure.

Souvenir du 1983-02-02, écrit par benapoux  |  tags: ,

1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (1 votes, moyenne: 4 sur 5)
Loading ... Loading ...

Laisser une Réponse

Vous devez être connectés pour poster un commentaire.